FICHE SANTÉ

LA TRANSPARENCE INDUSTRIELLE AU SERVICE DE LA SANTÉ

LA PHILOSOPHIE : "La rigueur scientifique face à l'amateurisme politique." Qu’il s’agisse du complexe Orano-Malvési ou du démonstrateur CSR sur le site de Lambert, la municipalité doit cesser d'être une simple boîte aux lettres administrative. Nous imposons une doctrine de transparence inconditionnelle : la vérité physique des mesures doit primer sur la complaisance des dossiers papier.

1. UNE DOCTRINE GÉNÉRALE POUR TOUT PROJET INDUSTRIEL

La confiance ne se décrète pas, elle se mesure. Pour toute installation existante ou nouvelle expérimentation, nous imposons quatre piliers non-négociables :

  • Le "Point Zéro" Obligatoire : Aucun projet ne peut démarrer sans une analyse exhaustive de l'état initial de l'air et des sols. Sans ce "point de comparaison" incontestable, il est impossible pour un citoyen de prouver une pollution future. Ce Point Zéro est le bouclier juridique des habitants.
  • L'Indépendance des Tiers de Confiance : Nous refusons l'auto-surveillance des industriels. Les mesures seront opérées par des organismes tiers certifiés (type CRIIRAD ou laboratoires universitaires), financés par l'exploitant mais pilotés par la Ville et les collectifs citoyens.
  • L'Open Data en Temps Réel : Les données de pollution ne doivent plus être "validées" ou filtrées par la Préfecture avant diffusion. Elles seront accessibles en direct via une application citoyenne.
  • Le "Safe-Stop" Automatisé : L'installation doit comporter des seuils de coupure automatique. Dès qu'une anomalie thermique ou une dérive d'émission est détectée, le process doit s'arrêter instantanément, sans attendre une décision humaine.

2. LE CAS DU DÉMONSTRATEUR CSR (LAMBERT) : LE RISQUE EXPÉRIMENTAL

Le projet de combustion de Combustibles Solides de Récupération (CSR) est présenté comme une innovation, mais sa nature de "démonstrateur" constitue le cœur du danger :

  • Le piège de la petite taille : Contrairement aux incinérateurs massifs, les petites unités de test n'ont pas d'inertie thermique. La température y est instable, ce qui empêche la destruction complète des polluants.
  • La chimie des phases transitoires : La toxicité des fumées dépend de la stabilité du four. C'est lors des arrêts, des redémarrages et des variations de régime (propres à une phase de test) que se forment les poisons les plus violents : les dioxines et les furanes.
  • Refus du cobaye : Le risque sanitaire provient de ces pics d'émissions imprévisibles qui échappent aux modélisations théoriques. Nous refuserons toute expérimentation qui ne garantit pas une surveillance continue sur ces phases critiques.

3. LE CAS MALVÉSI : SORTIR DE LA NÉGLIGENCE ET DU SILENCE

La gestion du site de Malvési doit passer d'une opacité subie à une exigence de protection physique, notamment face aux risques climatiques :

  • Priorité à la santé des travailleurs : La Ville recueillera les témoignages et soutiendra, y compris juridiquement, toutes les demandes des travailleurs en matière de sécurité.
  • Le Plan « Toiture » contre le lessivage : Lors des épisodes pluvieux (ex: janvier 2026), les eaux de ruissellement lessivent des milliers de fûts de concentrés miniers rouillés et percés stockés à l'air libre. Ce "jus" chargé de métaux lourds finit dans le canal de Tauran, la Robine et les étangs. Nous exigeons la mise sous hangar immédiate de l'intégralité du stockage.
  • Fin du "Silence Acheté" : La Mairie acceptera les taxes industrielles légitimes, mais refusera tout partenariat d'image, mécénat sportif ou sponsoring qui lierait les mains des élus. Le mécénat ne doit plus être un bâillon politique.

4. LA RESPONSABILITÉ MUNICIPALE : PRODUIRE LA VÉRITÉ

La mairie ne doit plus se retrancher derrière la "conformité réglementaire" pour ignorer les alertes des salariés, anciens salariés et riverains.

  • Contre-expertise publique : Si l'État ou l'industriel refusent la transparence, la Ville mobilisera sa propre ingénierie et son budget pour commander ses propres analyses (sédiments, poussières, air) afin de fournir aux Narbonnais les données nécessaires à leur défense.
  • Vigilance Sémantique : Nous ne nous laisserons pas abuser par le vocabulaire administratif (appelé "chaufferie" ce qui physiquement est un "incinérateur"). Nous traiterons chaque projet selon sa réalité physique et chimique.
NOTRE ENGAGEMENT : LA TECHNOLOGIE DOIT PROGRESSER, MAIS JAMAIS DANS L'OPACITÉ ET JAMAIS AU DÉTRIMENT DES POUMONS DES HABITANTS.