FICHE AGRICULTURE, ALIMENTATION, SANTÉ

RÉGÉNÉRATION DES SOLS

LA VISION : "Redonner un futur agronomique à la plaine narbonnaise." La monoculture viticole a laissé des sols épuisés, compactés et biologiquement pauvres. Pour sécuriser notre avenir alimentaire et préserver nos réserves d'eau souterraines, nous devons engager un plan de reconstruction de l'humus à l'échelle de toute la plaine. Cela exige de reprendre la main sur nos ressources organiques et de réintégrer l'élevage dans nos cycles de culture.

1. LE CONSTAT : UN CAPITAL SOL EN PÉRIL

Le sol de la plaine vit mopins et ne remplit plus ses fonctions naturelles.

  • Blocage de l'infiltration : La dégradation de la structure du sol empêche la pluie de s'infiltrer efficacement vers les nappes phréatiques. Dans un contexte de sécheresses récurrentes, chaque millimètre qui ne rejoint pas la nappe est une perte sèche pour le territoire.
  • Érosion et perte de nutriments : Lors des épisodes méditerranéens, un sol sans vie est balayé. On perd la couche fertile (l'humus) et on dégrade la qualité nutritive des aliments produits, de plus en plus dépendants des engrais de synthèse.

2. ADAPTER L'IRRIGATION AUX CULTURES

Les réseaux d'irrigation ont été optimisés pour les besoins spécifiques de la vigne. Nous devosn maintenant l'adapter à d'autres cultures.

  • Gestion par unité géographique : Une gestion économe de l'eau d'irrigation est une mécanique de précision. La diversification des cultures impose de réviser les modes d'adduction de l'eau. L'échelle pertinente ets souvent plus large que l'unité foncière et nécessite une coordination construite avec les agriculteurs à l'échelle de la plaine.'
  • Lutte contre les remontées salines : Les inondations hivernales en plus de limiter les traitements de la vigne avaient pour vertu de contrer les remontées salines. Nous devosn nous appuyer sur ces tehniques ancestrales pour concevoir l'agriculture de demain.
  • Érosion et perte de nutriments : Lors des épisodes méditerranéens, un sol sans vie est balayé. On perd la couche fertile (l'humus) et on dégrade la qualité nutritive des aliments produits, de plus en plus dépendants des engrais de synthèse.

2. LE "COMPOST PROPRE" : UNE STRATÉGIE POUR TOUTE LA PLAINE

L'humus est la clé de la fertilité. Pour le reconstruire, nous devons sanctuariser la matière organique produite par les Narbonnais et rompre avec la gestion industrielle actuelle (DSP Bioterra se terminant fin 2030).

  • Fin de l'importation des boues : Nous arrêtons d'accueillir les boues d'épuration des métropoles extérieures. Narbonne doit cesser de gaspiller ses déchets végétaux pour traiter les pollutions des autres.
  • Epandage de matière sèche : A travers l'entreprise à but d'emploi, nous proposons un service d'épandage de matière sèche (broyat) sur les terres agricoles.
  • Isolation des flux : Nous créons une filière de compostage d'excellence réservée aux végétaux et biodéchets locaux. Ce compost "propre" sera mis à disposition de l'ensemble des agriculteurs de la plaine (viticulture, céréales, maraîchage) pour restaurer durablement les taux de matière organique.
  • Gestion technique des boues locales : Les boues des stations d'épuration de Narbonne seront traitées à part. En lien avec les travaux de l'INRAE, nous privilégions la méthanisation pour produire de l'énergie locale, garantissant ainsi que ces matières ne polluent jamais la filière de fertilité des sols alimentaires.

3. LE PASTORALISME : RÉACTIVER LA BIOLOGIE

L'animal est le moyen le plus efficace pour relancer la machine biologique des sols à moindre coût.

  • Fertilisation et vie du sol : Le passage des troupeaux de brebis sur les terres en friche ou les inter-rangs apporte une matière organique vivante. C'est l'étincelle nécessaire pour faire revenir les micro-organismes et les vers de terre.
  • Amélioration de la structure : Par l'apport de fumier naturel et le travail biologique qui en découle, le sol retrouve sa porosité. S'il n'empêchera pas les inondations lors des crues éclairs, il favorisera une meilleure recharge des nappes lors des pluies régulières.

4. LES PAIEMENTS POUR SERVICES ENVIRONNEMENTAUX (PSE)

Nous changeons la relation entre la collectivité et le monde agricole en valorisant le travail de régénération.

  • Rémunérer la préservation de la ressource : La ville financera les agriculteurs adoptant des pratiques qui limitent l'érosion et favorisent la santé des sols (couverts végétaux, réduction du labour).
  • Intérêt général : Un agriculteur qui prend soin de son sol préserve la qualité de l'eau potable de tous les Narbonnais et assure la pérennité de notre autonomie alimentaire.

5. ÉVALUATION DE L'INVESTISSEMENT

Ce plan prépare l'après-2030 en investissant dès aujourd'hui dans l'ingénierie de transition.

  • Budget Sols & Eau : 900 000 € sur le mandat pour les diagnostics de plaine et le soutien au pastoralisme.
  • Financement : Réallocation des sommes actuellement versées pour le traitement industriel des déchets verts et mobilisation des fonds de l'Agence de l'Eau.
  • Bénéfice : Sols plus fertiles, économie d'intrants pour les agriculteurs et meilleure résilience des réserves en eau.
OBJECTIF : RECONSTRUIRE L'HUMUS DE NOTRE PLAINE POUR PROTÉGER NOTRE EAU ET NOTRE SANTÉ.