FICHE TRANSVERSALE : FINANCES & INGÉNIERIE BUDGÉTAIRE

FINANCES : INVESTIR MASSIVEMENT SANS AUGMENTER LES IMPÔTS

LA PHILOSOPHIE : "On ne gère pas une ville en comptable peureux, ni en flambeur. On la gère en ingénieur." Notre programme prévoit des investissements structurants majeurs (Ponts, Canal, Palais du Travail, Écoles). Ce projet est conçu à l'échelle du bloc communal : son exécution et son financement sont répartis intelligemment entre la Mairie, l'Agglomération (Grand Narbonne) et les syndicats mixtes. Si la Mairie devait payer seule, elle ferait faillite. Notre stratégie repose sur l'ingénierie de la recette et le temps long. Nous n'augmenterons pas les taux d'imposition locaux. Nous irons chercher l'argent là où il est, nous utiliserons les économies d'énergie pour rembourser nos emprunts, et nous relancerons des outils financiers locaux.

1. LA SYNERGIE DU BLOC COMMUNAL ET LA CHASSE AUX SUBVENTIONS

Nous mettrons fin à la guerre politique stérile entre la Ville et l'Agglomération. L'effort sera réparti selon les compétences de chacun pour ne saturer aucun budget.

  • Le portage partagé : L'Agglomération portera les équipements à rayonnement territorial (Pôle Indoor, Transports, Espace de Liberté, Gestion des déchets), pendant que la Ville concentrera sa capacité d'emprunt sur la proximité (Écoles, Espace public, Palais du Travail).
  • Le Bureau des Projets Européens : Création d'une cellule mutualisée Ville/Agglo dont l'unique mission est de traquer les appels à projets. Un ingénieur financier s'autofinance en quelques mois.
  • L'Alignement Stratégique : Nos projets sont conçus "sur-mesure" pour cocher les cases des financeurs (ex: intégrer des pistes cyclables sur les ponts pour capter les 50% du Fonds Mobilités Actives de l'État).

2. L'INTRACTING : S'ENRICHIR EN ÉCONOMISANT

Nous sortons de l'idée que l'écologie coûte cher. La transition énergétique est notre premier levier d'autofinancement public.

  • Le Mécanisme : La collectivité emprunte (via la Banque des Territoires) pour financer des travaux à rentabilité immédiate : passage de l'éclairage public en LED intelligentes, isolation des toitures d'écoles, réseau de froid.
  • Le Remboursement Indolore : La baisse drastique de la facture d'électricité (jusqu'à -70% pour les LED) sert directement à rembourser les mensualités du prêt. Au bout de 5 à 7 ans, l'économie devient du bénéfice net pour les budgets locaux.

3. L'INGÉNIERIE FONCIÈRE ET LE CRÉDIT MUNICIPAL

Le bloc communal n'a pas à être l'unique banquier du territoire. Il doit utiliser les bons outils juridiques et monétaires.

  • Le Crédit Municipal et la Monnaie Locale : Nous relancerons une Caisse de Crédit Municipal (le "Mont-de-Piété" moderne) adossée à notre monnaie locale (le Cers). Cela permet d'accorder des micro-crédits d'urgence aux familles ou des prêts aux associations, tout en garantissant que cette masse monétaire reste injectée dans l'économie narbonnaise.
  • Les SCIC (Énergie, Santé) : Pour le solaire sur les toits publics ou le Centre de Santé, la Ville n'investit qu'une part du capital. Le reste est apporté par l'épargne citoyenne, les professionnels et des fonds coopératifs.
  • L'Office Foncier Solidaire (OFS) : Pour racheter les taudis du centre-ville, l'OFS lève des fonds à très long terme (60-80 ans) auprès de la Caisse des Dépôts, garantis par la revente des murs en BRS. Le coût pour le contribuable narbonnais est quasi nul.

4. LE LEVIER SOCIAL ET LA FIN DU GASPILLAGE

  • Faire payer l'État (TZCLD) : En habilitant Narbonne au dispositif "Territoire Zéro Chômeur", l'État redirige l'argent qu'il aurait dépensé en RSA pour financer 70% du salaire de nos agents de proximité (médiateurs, conciergerie, entretien). La collectivité ne paie que le solde pour un service public massif.
  • Stop au Rapiéçage : Le "Pacte Propreté" impose de réparer les rues définitivement. Un sol bien fait dure 15 ans, un rebouchage à froid dure 2 ans. Investir plus au départ, c'est économiser sur le long terme.
  • Réallocation Radicale : Les 30 Millions d'euros prévus pour les barrages inefficaces en amont de Narbonne seront purement et simplement réalloués à la construction du Grand Canal du Veyret.

5. LE PHASAGE : LE TEMPS LONG DE L'INGÉNIEUR

On ne dépense pas 115 millions d'euros en un seul mandat. La gestion en ingénieur impose un phasage strict. Les grands travaux de génie civil (comme les ponts) s'inscrivent sur une vision à 15 ans (soit 3 mandats). Ce lissage garantit que l'effort d'investissement annuel de la Mairie et de l'Agglo reste dans l'épure des capacités actuelles.

GRAND PROJET COÛT GLOBAL PHASAGE (Calendrier) PORTAGE & CO-FINANCEURS
Ponts & Franchissements 45 M€ Sur 3 mandats (15 ans) Ville + Agglo. Subventions jusqu'à 80% (PAPI, FEDER, État).
Le Grand Canal du Veyret 30 M€ Mandats 1 et 2 Syndicat / Agglo. Réallocation du budget des barrages.
Le Palais du Travail 18 à 20 M€ Mandat 1 (Études/Démarrage) et 2 Ville. Région Occitanie, État (DSIL), Europe.
Pôle Indoor (Volley/Hand) 18 M€ Mandat 1 Agglomération. + Région + Agence Nationale du Sport.
Nouvelle École Montplaisir 14 M€ Mandat 1 Ville. Vente foncier Arago (Ségur Santé) + Fonds Verts.
Parc des Sports & Athlétisme 14,5 M€ Mandat 1 et 2 Ville. Fonds PAPI (piste) + Région. Le club s'autofinance grâce aux recettes des nouvelles loges (sans brader l'équipement au "naming" privé).
Transition Bâtiments ~ 15 M€ Continu (Mandats 1 et 2) Ville + Agglo. Modèle Intracting + Fonds Chaleur ADEME.
NOTRE ENGAGEMENT : AUCUNE HAUSSE DES TAUX D'IMPOSITION LOCAUX. LE BLOC COMMUNAL SE RÉNOVERA GRÂCE À L'INTELLIGENCE FINANCIÈRE ET AU TEMPS LONG.